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Arnaque au FPS : reconnaître un faux avis, un faux SMS ou un faux QR code

Mis à jour le 26 octobre 2026. Informations vérifiées sur les sites officiels.

Un papier sous l’essuie-glace, un SMS qui vous presse de régler « une contravention », un QR code collé sur un horodateur : les escroqueries autour du stationnement imitent les administrations. Voici comment les repérer, à quoi ressemble un vrai FPS, et que faire si vous avez déjà cliqué ou payé.

En bref

  • Un véritable FPS arrive par courrier postal. Selon la Ville de Paris, aucun agent ne dépose de formulaire papier sur un véhicule.
  • Un SMS ou un e-mail qui réclame le paiement d’une amende avec un lien est une arnaque : ne cliquez pas, ne répondez pas.
  • Si vous avez payé : faites opposition à votre carte immédiatement, conservez les preuves et déposez plainte.

Les quatre arnaques les plus courantes

Le faux avis glissé sous l’essuie-glace

La Ville de Paris le signale : de faux avis circulent sur les pare-brises. Elle rappelle qu'aucun agent ne dépose jamais de formulaire papier sur un véhicule. Tous les avis légitimes sont envoyés par courrier postal par l’ANTAI. Un papier qui vous invite à payer en urgence par QR code, par lien ou par téléphone est à traiter comme une escroquerie.

Le faux SMS ou le faux e-mail « amende impayée »

Selon Cybermalveillance.gouv.fr, des messages réclament le paiement d’une contravention ou d’une amende en usurpant l’identité de l’ANTAI ou d’amendes.gouv.fr. Ils menacent de pénalités, de poursuites ou de saisie sur salaire, et contiennent un lien.

Le faux site de paiement

Le lien mène à une copie crédible d’un site officiel. On vous demande d’abord votre identité, votre adresse et votre plaque d’immatriculation, puis votre numéro de carte bancaire, sa date de validité et le cryptogramme du dos. Ces données servent ensuite à débiter votre compte.

Le faux QR code

Le « quishing » consiste à coller un autocollant à QR code malveillant sur un vrai. Le site economie.gouv.fr signale des faux QR codes sur des horodateurs et parcmètres, sur des bornes de recharge, sur de faux avis de contravention ou de passage. Scanné, le code peut ouvrir un faux site ou télécharger un logiciel piégé.

À quoi ressemble un vrai FPS parisien

Un vrai FPS et un faux message : les différences vérifiables
Vrai FPSFaux message
Comment il arrivePar courrier postal, envoyé par l’ANTAI à l’adresse de la carte grisePapier sur le pare-brise, SMS, e-mail, message vocal
Où l’on vous fait payerSur un site officiel que vous tapez vous-même (liste ci-dessous)Sur un lien ou un QR code fourni par le message
Ce qui est demandéDe payer sur le service officiel, avec les références de l’avisUne identité, une plaque, puis des coordonnées bancaires, avec une menace de sanction

Les seuls canaux officiels

Un QR code n’est pas forcément faux. L’avis officiel reçu par courrier comporte lui-même un flashcode qui permet de payer. Ce qui compte, c’est l’origine du code : celui du courrier que vous avez reçu, oui ; celui d’un papier sur le pare-brise, d’un SMS ou d’un autocollant, non. Après un scan, vérifiez toujours que l’adresse affichée est bien celle d’un site officiel.

Vérifier un FPS en deux minutes

Avant de payer, deux contrôles permettent de savoir si un FPS parisien est réel.

1. Le numéro de FPS : 26 chiffres, qui commencent par le SIRET de la Ville de Paris (21750001600019)

Le numéro de l'avis de paiement compte 26 chiffres. Les 14 premiers sont le numéro SIRET de la collectivité qui émet le FPS, donc celui de la Ville de Paris pour un FPS parisien. Les 2 suivants sont les deux derniers chiffres de l'année de constatation (26 pour 2026) ; les 10 derniers identifient l'avis. Le numéro de télépaiement compte 28 chiffres : le numéro de l'avis suivi d'une clé de 2 chiffres.

Un numéro trop court ou trop long, ou dont le début ne correspond pas à celui des vrais FPS parisiens, est un premier signe d'alerte. Il ne suffit pas pour conclure, car un faussaire peut imiter un numéro plausible : passez au second contrôle.

2. Le FPS doit exister sur le site officiel de la Ville

Tapez vous-même l'adresse usager.tefps-paris.fr dans votre navigateur, sans passer par un lien reçu par SMS, par e-mail ou par QR code, et saisissez le numéro du FPS. Un FPS parisien réel y est enregistré : vous pouvez le consulter (même après l'avoir payé) et suivre son évolution en cas de RAPO déposé.

Si le site ne trouve aucun FPS, ne payez pas : l'avis est très probablement un faux. Avant de conclure, vérifiez chaque chiffre saisi, et gardez en tête qu'un FPS émis par une autre commune, dont le numéro commence par un autre SIRET, n'apparaît pas sur le site de Paris. En cas de doute, appelez le 3975, le numéro d'information unique de la Ville de Paris ou le 0806 607 145, centre d'appel de l'ANTAI dédié au forfait de post stationnement.

À l'inverse, qu'un FPS existe ne rend pas fiable le message qui vous l'annonce : payez uniquement par les canaux officiels listés plus haut, jamais par le lien du message.

Les signes qui trahissent l’arnaque

  • Un message que vous n’attendiez pas, qui vous presse de payer sous peine de sanctions, de poursuites ou de saisie.
  • Un lien à suivre plutôt qu’une démarche sur un site que vous connaissez.
  • Une demande de coordonnées bancaires après une première série de questions sur votre identité et votre plaque.
  • Un autocollant QR code posé sur un autre : si un second code apparaît dessous, méfiez-vous.
  • Une adresse de site qui ne correspond pas à un site officiel une fois la page ouverte.

Pour les amendes, le seul site officiel de paiement est amendes.gouv.fr, rappelle Cybermalveillance.gouv.fr ; pour un FPS parisien, les sites officiels sont ceux de la liste ci-dessus. Dans le doute, ne cliquez sur rien : tapez vous-même l’adresse officielle, ou retrouvez votre FPS avec le formulaire de paris.fr/fps.

Si le FPS est réel, ses délais courent quand même. Notre échéancier calcule vos dates à partir de la date d’envoi inscrite sur l’avis. Ce site ne traite ni paiement ni dossier et ne vous demandera jamais vos coordonnées bancaires.

Si vous avez déjà cliqué ou payé

Agissez vite : les premières heures comptent. Voici la marche indiquée par Cybermalveillance.gouv.fr :

  1. Faites opposition à votre carte bancaire, auprès de votre banque ou du service interbancaire d’opposition (0 892 705 705, numéro surtaxé).
  2. Conservez toutes les preuves : le message, le lien, les captures d’écran, les relevés.
  3. Signalez les débits frauduleux sur la plateforme Perceval, même si la banque vous rembourse. Ce signalement ne remplace pas la plainte.
  4. Déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Vous pouvez aussi le faire en ligne sur masecurite.interieur.gouv.fr, même si aucun paiement n’a eu lieu, dès qu’une somme vous a été demandée.
  5. Demandez le remboursement à votre banque. Elle peut exiger la plainte ou le récépissé Perceval.
  6. Demandez conseil : Info Escroqueries au 0 805 805 817 (gratuit, de 9 h à 18 h 30 du lundi au vendredi), 17Cyber (17cyber.gouv.fr) pour un diagnostic, France Victimes au 116 006 pour être accompagné.
  7. Restez vigilant : vos données peuvent resservir à de faux conseillers bancaires qui vous appelleraient.

Signaler un message ou un site frauduleux

  • Un SMS : signalez-le sur la plateforme 33700, ou par SMS au 33700. C’est gratuit.
  • Un e-mail : signalez-le sur Signal Spam.
  • Un site ou une escroquerie en ligne : signalez-le sur Internet-signalement.gouv.fr (plateforme Pharos).

Gardez le message tel quel avant de le supprimer : il sert de preuve.

Prévenir les pièges

  • Ne payez jamais un FPS via un lien, un QR code ou un numéro reçu par SMS, par e-mail ou sur le pare-brise.
  • Avant de scanner un QR code sur un horodateur, regardez s’il est collé par-dessus un autre.
  • Gardez l’avis papier officiel et tapez vous-même l’adresse du site de paiement.

Pour connaître les vrais montants et délais, consultez nos guides pour payer un FPS et pour le contester.

Sources et liens officiels

Informations vérifiées le 26 octobre 2026. Les montants et délais peuvent évoluer : en cas de doute, la page de la Ville de Paris fait foi.